Pour sa nouvelle collection de foulard, la marque de Luxe Hermes puise ses inspirations au Cameroun en collaboration avec la Fondation Gacha . En effet, les mythiques foulards à motifs sont cette année ornés de carré Anamorphée d’origine, sur les tissus Ndop des Bamiléké.

 

Avec le franc succès du WAX dans l’industrie de la mode en Occident depuis quelques années, c’est au tour du Ndop de se retrouver devant les projecteurs. On peut le dire le continent africain obtient véritablement la reconnaissance qu’il mérite tant pour sa production de contenus culturels. En effet, de plus en plus d’initiatives sont mises en place pour promouvoir le continent. Des événements artistiques ou encore marques de vêtements émergent de plus en plus. Appropriation culturelle ou non ? Il est indéniable que les diverses cultures du continent sont de plus en plus populaires au sein de la pop culture, comme en témoigne le succès fulgurant de Black Panther par exemple. Voyons ça plutôt comme une valorisation pour mettre en avant les innombrables richesses que le continent ainsi que son peuple ont à offrir au monde. D’ailleurs, afin d’éviter toutes confusions et tous débats, la marque de luxe a tenu à faire figurer sur le site, un petit point historique et culturel pour expliquer les origines et les significations du tissu:

 » La Fondation Camerounaise Jean-Félicien Gacha possède un important fond de tissus Ndop dont la richesse ornementale a inspiré ce carré aux Anamorphée. Les tissus Ndop des Bamiléké, habitants de la savane Camerounaise, en Afrique centrale, sont faits de coton tissé en bandes étroites. Si cette première étape est réalisée dans le nord du pays, non loin de Garoua, ce sont ensuite les femmes Bamiléké qui appliquent à l’aide de fils de raphia les motifs qui seront teints en réserve à l’indigo. Le répertoire décoratif très varié s’inspire à la fois de motifs ornant les habitations traditionnelles et des dessins des Wukari du Nigeria, pays dont cette tradition textile est vraisemblablement originaire. La coffection de ces étoffes diffère selon les pays. Celles provenant du Cameroun représentant majoritaiement des motifs abstraits, le Nigéria faisant figurer des modèles humains, lézards, léopards… Les tissus Ndop sont utilisés au cours de différents rituels. »

Le carré en édition limitée a été exposé cette année à La Biennale de Dak’art où Little Africa fut présent. Suivez sur notre page instagram les grands moments de la Biennale qui s’est achevée ce Samedi 2 Juin.

 

Jacqueline NGO MPII, fondatrice et directrice de Little Africa à la Biennale de Dakar

 

 

Kelly Vololonirina – Contributrice Little Africa