Kehinde Wiley, peintre américain et portraitiste de Barack Obama, est de retour à Paris pour une exposition inspirée sur son séjour à Tahiti.

L’artiste Kehinde Wiley travaille à New York, et pose une réflexion sur l’identité raciale et sexuelle, sa peinture créant des collisions entre histoire de l’art et culture de la rue. Kehinde Wiley a obtenu son diplôme à l’université Yale en 2001. En 2018, il devient le premier artiste afro-américain à peindre un portrait officiel du président des États-Unis pour la Smithsonian National Portrait Gallery. Il s’est vu attribuer cet honneur par l’ancien président américain Barack Obama, ce qui l’a rendu célèbre.

Désormais, l’artiste peint les hommes et les femmes des communautés marginalisées.
Il a présenté des expositions personnelles dans diverses institutions aux États-Unis et en Europe, parmi lesquelles : le Brooklyn Museum à New York ; BOZAR-Palais des Beaux-Arts de Bruxelles ; le Musée d’art moderne de Fort Worth au Texas ; le Petit Palais à Paris ; le Musée d’art de Seattle de Washington.

 

Du 18 Mai au 20 Juillet 2019, retrouvez ses œuvres exposées à la Galerie Templon à travers l’exposition « Tahiti »

Sa nouvelle exposition porte sur la communauté Māhū, désignant dans les cultures tahitiennes et polynésiennes les personnes du troisième genre, entre homme et femme, qui ont des rôles spirituels et sociaux au sein de la culture traditionnelle. Les Māhū étaient grandement respectés au sein de leur société avant d’être exclus par les missionnaires catholiques et protestants.
Renvoyant à l’imaginaire de Paul Gauguin, où figurent également sur ses tableaux des personnes transgenres, les portraits de Wiley sont cependant chargés de connotations historiques ramenant au colonialisme et à l’objectivation sexuelle.
Les portraits de belles Tahitiennes transgenres explorent la question sur l’identité masculine et la virilité, sous l’angle de la transformation.

 

Du 18 Mai au 20 Juillet 2019
Galerie Templon
30 Rue Beaubourg
75003 PARIS