Celle que l’on surnomme la “Queen of the Dark” lutte depuis toujours pour s’accepter et se faire respecter.

Après avoir fui la guerre civile du Soudan du Sud, Nyakim Gatwech et sa famille se sont installés aux Etats-Unis. Elle n’a alors que 14 ans, mais elle subit déjà une lourde pression sociale, une discrimination qu’elle ne connaissait pas.

 

“Va prendre une douche, tu es sale.”

La peau de l’adolescente est d’un noir extrêmement prononcé encore méconnu hors de l’Afrique. Non, Nyakim ne porte pas de leggings noirs, ce qui parait littéralement incroyable pour les jeunes américains. Elle l’avoue : “À un moment, j’ai envisagé de me blanchir la peau pour éviter les regards, les rires, et pour que les garçons me trouvent séduisante.”

“Souris, histoire qu’on puisse te voir.”

Alors que Nyakim s’oriente vers le mannequinat, ses collègues s’attaquent ouvertement à elle. C’est l’Afrique qui a sauvé sa carrière. C’est une photo spontanée et innocente avec Precious Katelyn Grant qui va lui donner la visibilité nécessaire pour percer dans la mode. L’image, qui transmet un message fort sur la diversité africaine, a été virale. La “Queen of the Dark” (Reine des Ténèbres) fait maintenant la une des magazines les plus prestigieux, et espère suivre les traces de celle qu’elle admire : Khoudia Diop.

 

 

contributrice , Amélia

 

credit photo : instagram officiel de Nyakim Gatwech