Comme chaque été, le Musée du Quai Branly propose une programmation originale dans le cadre de JARDIN D’ÉTÉ, manifestation aux multiples résonances estivales du 03/07 au 30/08/15 et c’est GRATUIT! . Derrière la palissade de verre qui le protège de la rumeur urbaine, au bord des berges de Seine et à deux pas de la tour Eiffel, les visiteurs viennent expérimenter de nouvelles expériences à vivre en famille ou entre amis.

Cette année, les sons et les parfums sont mis à l’honneur : ateliers, contes, initiations, Siestes Électroniques, lectures, performances… Une offre éclectique pensée pour le plaisir des petits et des grands dans ce lieu de nature et de culture conçu par le paysagiste Gilles Clément.

AU PROGRAMME DES SIESTES ÉLECTRONIQUES

Tous les dimanches de juillet et le premier dimanche d’août, de 16h à 18h sur réservation

 Pour la 5e année consécutive, Les Siestes Électroniques s’installent dans le jardin du musée pour des DJ sets et des live à écouter « à l’horizontale » et des concerts. Mélangeant les genres, elles invitent les amateurs de la sieste et de la musique à profiter d’un moment de détente sur fond de sonorités ethno et électro.

Festival créé à Toulouse, Les Siestes Électroniques ont conquis leur public grâce à une programmation artistique largement dédiée aux cultures émergentes. Fruit d’une réflexion autour du thème de la diversité culturelle, le projet propose des sessions musicales exclusives dans les jardins du musée aménagés spécialement pour l’occasion. Le musée ouvre aux artistes invités sa collection ethnomusicologique provenant des cinq continents, offrant ainsi aux promeneurs curieux sa collection ethnomusicologique, idéale pour se détendre dans le « jardin-savane » conçu par Gilles Clément. En association avec le festival toulousain Les Siestes Electroniques.

Dimanche 26 juillet 16h Ed Wreck (Ed Banger) France – Radio libre

Ed Wreck (Raphaël Le Manchec et Pedro Winter), c’est le projet de radio du label Ed Banger. L’écurie post-French Touch de Busy P. aura marqué la musique électronique française des années 2000, en lui imprimant un esprit insouciant et bigger than life. Mais derrière le gros son pointe toujours une érudition certaine et un sens aiguisé du sound design.

 17h Para One (Marble) France – Field recording, de l’usage du monde

Jean-Baptiste de Laubier est une autre figure hybride et emblématique de la musique électronique française. Co-fondateur du label Marble, on le connaît à la fois comme producteur de TTC, artiste solo, remixer (de Daft Punk à Arnaud Fleurent-Didier) ou compositeur de bandes originales de film pour Céline Sciamma. Éclectique mais toujours élégant, la tête chez Chris Marker mais les pieds ancrés sur le dancefloor, il manie aussi bien les codes du boogie que ceux de l’ambient.

Dimanche 2 août

16h Zaltan (Antinote) France – Antimatière, big-bang sonore

 Son label fait parler de lui à chaque sortie : des géniaux Syracuse, aux expérimentations de Stéphane Laporte (aka Domotic), en passant par Nico Motte et ses 70’s réinventées, le jeune prodige techno japonais Inoue Shirabe ou encore Iueke, cofondateur du label et producteur de talent. Une vision panoramique de la musique et un esprit de « digger » insatiable…

 17h Frànçois and The Atlas Mountains (Domino Records) France – Pop cosmopolite

Premiers français à avoir signé chez Domino, le label de Hot Chip, Sebadoh ou Elliott Smith, ils ont su conquérir le monde grâce à leur indie pop de haut vol. Leur musique, d’apparence naïve, relève pourtant d’un complexe mélange d’influences. Pendant l’été 2013, le groupe s’est évadé sur des terres africaines à la recherche de collaborations avec des artistes locaux, de cette escapade africaine a résulté l’EP « L’Homme tranquille ».

* FESTIVAL PARIS QUARTIER D’ÉTÉ 2015

Le musée du quai Branly poursuit sa collaboration avec Paris Quartier d’été avec une programmation musicale exceptionnelle.

Concert de Leyla McCalla

Samedi 25 juillet 19h, dans le théâtre de verdure

 Violoncelliste de formation, chanteuse, mais aussi guitariste et banjoïste, Leyla McCalla a imposé dès son premier disque un naturel qui mélange et réunit avec harmonie ses différentes sources d’inspiration : le folklore de ses origines haïtiennes, la rigueur de sa formation classique, les chansons cajuns de sa Nouvelle-Orléans d’adoption, le blues, ou la country folk originelle des Carolina Chocolate Drops (country afro-américaine) qu’elle accompagne en tournée…Musicienne avant tout, elle aborde avec agilité tous les répertoires qu’elle passe par son propre alambic avec une rafraîchissante authenticité.Voix, guitare, violoncelle et banjo : Leyla McCalla – Guitare et banjo à 5 cordes : Daniel Tremblay – Violon : Bria “Free” Bonet .

Spectacle Guintche de Marlene Monteiro Freitas

 Vendredi 31 juillet 2015, 19h (50 mn)        

 Qui est Guintche ? Un personnage sorti d’un cartoon ? Un avatar contemporain de Joséphine Baker ? Une variation sur les images de la femme noire ? Ou tout cela à la fois ?

Suivant une percussion infatigable, Marlene Monteiro Freitas, chorégraphe et danseuse d’origine capverdienne, fait naître une créature magique, tour à tour piquante, monstrueuse et touchante. Beaucoup de traducteurs le contestent, mais il paraît qu’Eve serait née d’une côte d’Adam. Le Golem aurait émergé d’une flaque d’argile. Quant à la créature du docteur Frankenstein, on sait qu’elle est un méchant patchwork issu de différentes morgues bavaroises. Guintche, elle, est née d’un croquis esquissé par une danseuse. Elle est, littéralement, un dessin animé.

C’est une figure que j’ai dessinée à partir de la mémoire d’un concert. Je l’ai appelée ‘Guintche’ et entretemps elle a grandi, gagné de la vie, de l’autonomie, s’est rebellée, écrit Marlene Monteiro Freitas. Le dessin crée des personnages dont le destin est de tromper les attentes. Guintche est la vie intense qui s’est formée et a surgi du fond informe originel. Elle a cessé d’être une prothèse de la pensée pour devenir une danse.” Que se passe-t-il alors, quand Guintche s’anime ? Le bref croquis d’un soir, on va le voir, tire des mondes entiers de la simplicité de son trait. Les hanches, ça serait le fonds de roulement, à la fois capital et liquidité, l’élément mouvant mais pourtant stable sur lequel appuyer le reste. Une force qui permet de libérer les bras et le visage, car soyez prévenus : tout ce qui arrivera au nord de la ceinture est imprévisible, déchaîné, en perpétuelle révolution…

Chorégraphie et interprétation : Marlene Monteiro Freitas – Lumière : Yannick Fouassier – Musique : Johannes Krieger (trompette), « Rotcha Scribida » de Amandio Cabral, Cookie (batterie) Otomo Yoshihide (guitare), Anatol Waschke (shrapnel) – Costumes : Catarina Varatojo – Production : P.OR.K (Lisbonne, Portugal) – Coproduction : ZDB-Negócio, Lisboa (Lisbonne)

 

S’y rendre :

Musée du Quai Branly

37, quai Branly, 75007 Paris

Tarifs: GRATUIT