C’est en arpentant les rues du quartier des beaux arts de Saint-germain-des-prés que j’ai rencontré Marc Goldman au sein de sa galerie. Un sourire au coin, un accueil chaleureux et je suis déjà en l’espace de quelques secondes en présence d’un « ami ». Avec Marc, si vous vous y connaissez un peu ou pas du tout en art tribal africain, pas de panique ! C’est en effet, l’une des rares galeries où vous ne vous sentirez pas comme un intrus qui n’y connaît rien, et à qui on n’a pas envie d’en dire plus. Et oui, le monde de l’art est aussi cruel que ça.
Avec Marc, j’apprendrai ce qu’est le métier de galeriste, un métier de passion et surtout de patience, beaucoup de patience. Ce n’est pas un musée attention, mais un espace commercial. Dans une galerie l’objectif c’est vendre (donc oui là on peut toucher), dans un musée on expose (pas touche !). Le message est clair. Mais le métier est aussi exigeant, il en faut du travail pour maîtriser des noms et appellations de tous ces objets, leur provenance, l’ethnie à laquelle ils appartenaient, leur fonction, leur matière, leur histoire. D’ailleurs, j’apprendrai aussi que ce qui donne de la valeur a un objet d’art, c’est son ancienneté et sa traçabilité (provenance, histoire, utilisation). Et oui, une vraie encyclopédie ce Marc ! Mais promis, une encyclopédie qui sait vous captiver, tellement il est passionné et vibre de sa passion. Pourtant rien ne le prédestinait à devenir galeriste, enfin…presque.
Entrez donc dans son espace, chargé d’objets et c’est le moins qu’on puisse dire. Il y en a partout, mais avec un charme fou ! Des statuettes, des chaises, des tabourets, des tissus, des bijoux, tous d’Afrique. Chez Gam, c’est la caverne d’Ali Baba. On voyage à travers ces objets de valeurs, leur odeur et leur histoire. Alors bien sûr, en plus de m’avoir appris un peu plus sur l’histoire de l’art tribal africain en France, je n’ai pas pu résister pour lui demander de témoigner sur ce lien qu’il entretient avec l’Afrique et sur les raisons qui l’ont conduit à ouvrir cette galerie (à découvrir très prochainement).
Bien entendu, avec le même élan de générosité qu’il porte en lui, il m’a ouvert les portes de son antre avec grand plaisir. Alors, si vous êtes de passage à Paris, faites un tour chez ce galerie qui a la main sur le cœur.

Jacqueline NGO MPII

S’y rendre :

Actuellement fermée
13 rue Bonaparte, 75006 Paris
Metro Saint-Germain des Prés
Bus 95